Un plan d’investissement pour Pantin

Alors que le candidat de droite soutenu par Macron propose de raser gratis tout en réduisant le budget de la ville, nos 200 propositions ne sont pas seulement ambitieuses, elles sont aussi réalistes et tenables. Elles se concentrent sur l’investissement, avec une hausse raisonnable d’au moins 6 millions d’euros par an (60 millions contre 54 millions en 2020, + 11 %), soit 36 millions d’euros sur le mandat. Cela permettra de financer prioritairement :

  •  15 millions d’euros de plus pour engager une réelle transition écologique :
    • 5 millions d’euros de plus pour le plan vélo et piétons
    • 5 millions d’euros de plus pour le plan climat et la végétalisation de la ville
    • 5 millions d’euros de plus pour la réhabilitation thermique des bâtiments publics
  • 21 millions d’euros de plus pour renforcer la solidarité et favoriser l’émancipation :
    • 12 millions d’euros de plus pour les écoles, maternelles et crèches
    • 2 millions d’euros de plus pour les centres de loisirs
    • 3 millions d’euros de plus pour la santé
    • 2 millions d’euros de plus pour la culture
    • 2 millions d’euros de plus pour les sports

Comment trouver cet agent ? Nous avons quatre pistes possibles, que nous explorerons dans cet ordre :

  1. La hausse des dotations de l’Etat, en menant réellement la bataille face au gouvernement
  2. La maximisation des cofinancements des autres collectivités (Est Ensemble, département, région)
  3. Le recours à l’emprunt
  4. La hausse de la fiscalité locale, en dernier recours

Pour associer le plus grand nombre de Pantinois-es à cette décision, nous organiserons dès le début du mandat un grand débat citoyen pour prioriser nos engagements budgétaires sur la période 2020-2026 (cf. proposition 11).

Dotations de l’Etat : seules sont perdues d’avance les batailles qu’on ne livre pas

Les dotations de l’Etat à la ville de Pantin ont été divisées par 10 depuis 2013 ! Le maire sortant, soutien du gouvernement Hollande entre 2012 et 2017, n’a pas su mener la bataille pour que notre ville conserve de réelles marges financières.  

Dans la continuité, la maire a également signé en 2018 le « contrat de maîtrise des dépenses locales » (pacte de Cahors) proposé par le gouvernement Macron pour réduire de 13 milliards les dépenses des collectivités locales !

A Pantin, ce contrat limite à 1,3% la hausse annuelle des dépenses de fonctionnement, quel que soit la hausse de population, des recettes et des besoins (solidarités, éducation, vieillissement, transition écologique) ! C’est une manière scélérate de museler les collectivités territoriales, et particulièrement les mairies. A Pantin, le maire sortant a cédé sans même que ce contrat ne tienne compte des besoins en fonctionnement après la livraison des deux écoles en cours de construction. Comment financerons-nous les animateurs scolaires, les gardiens, les ASEM de ces deux écoles, sans réduire le service public ailleurs ? Comment redynamiser les centres de santé si la ville ne peut pas embaucher de nouveaux spécialistes ?

Pourtant, le Président socialiste du Département (où siège également le maire sortant comme conseiller départemental), a refusé de signer ce contrat, tout comme le maire communiste de Montreuil. Ils ont légitimement dénoncé une mise sous tutelle de la part de l’Etat,  une remise en cause sans précédent de la démocratie locale et une mise en danger grave du service public. La première priorité de la future maire de Pantin sera de mener cette bataille !

Dettes : investir aujourd’hui, économiser demain 

Le maire sortant, même s’il oublie de rappeler qu’il était adjoint aux finances dès 1995, se dit fier d’avoir désendetté la ville (46,4 millions de dette en moins en 11 ans), grâce à des rentrées d’argent conséquentes (taxe professionnelle de la SNCF aujourd’hui supprimée). 

C’est un objectif louable, mais à quel prix ? En menant une politique d’austérité budgétaire depuis une décennie, des investissements importants n’ont pas pu être financés : Pantin connaît un manque criant d’écoles, et la transition écologique n’est pas sur les rails. En refusant de mettre les moyens sur ces deux thématiques, c’est l’avenir de nos enfants qui est directement menacé.

Par ailleurs, la mairie a mis du temps à se sortir de la crise des emprunts toxiques, et continue d’emprunter auprès de banques qui investissent dans des projets néfastes pour l’environnement (énergies fossiles, etc.).  Être résolument écologiste, c’est s’attaquer au cœur du problème financier et prioriser les financements éthiques.

Enfin, toute dette n’est pas mauvaise en soi, surtout si elle finance des dépenses réellement utiles et durables. Par exemple, réhabiliter thermiquement un bâtiment a un coût en investissement, qui s’amortit très rapidement par une baisse des factures de chauffage (qui explosent avec la hausse du coût de l’énergie), et donc des dépenses de fonctionnement.  

Fiscalité : où en est-on à Pantin

La ville de Pantin a la taxe d’habitation la plus basse des neuf communes d’Est Ensemble (21,73% contre 25,45% en moyenne) et se situe sous la moyenne pour la taxe foncière (23,87% contre 24,67% en moyenne). Mais la taxe d’habitation est une taxe très injuste, car calculée sur des données datées. Nous nous engageons à porter le combat au niveau national pour la révision des bases locatives cadastrales.

Pantin a la taxe d’habitation la plus basse des neuf communes d’Est Ensemble
Parmi les neuf communes membres du territoire Est Ensemble, la taxe foncière varie de 21,79% à Bagnolet à 28,62% à Noisy-le-Sec (23,87 à Pantin).
Catégories : Budget

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